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samedi, 26 août 2017

NI SOUMISSION, NI ABANDON, MOBILISATION !

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Roland Hélie

Directeur de Synthèse nationale

L’événement qui a marqué les six premiers mois de l’année 2017 a été, sans nul doute, la surprenante élection présidentielle. Celle-ci s’est en effet déroulée sous nos yeux comme un véritable tour de passe-passe poli­tico-médiatique.

Souvenez-vous… Il y a quelques mois, fin 2016, les tenants du Sys­tème prenaient conscience de la fragilité de celui-ci et leur petit domestique élyséen, François Hol­lande, renon­çait piteusement à un second man­dat (prouvant ainsi, à la surprise générale, qu’il était ca­pable d’avoir un éclair de lucidité).

Hollande hors jeu, l’oligarchie se rabattait alors derrière le sinistre Juppé voyant en lui le garant de ses intérêts. Mais la vanité de ce der­nier lui fut fatale et il se retrouva éliminé des calamiteuses « pri­maires de la droite et du centre ». Les électeurs « républicains » lui préférant le controversé François Fillon ré­puté plus conservateur et donc moins satisfaisant pour les thuriféraires de la pensée dominante.

Emmanuel Macron, le joker du Système

Mais, pour palier cette erreur de casting, le Système avait prévu son joker : le sémillant Emmanuel Ma­cron, à la fois coqueluche de la bo­bocratie et bouée de sauvetage de tous les ratés de la politique. On connaît la suite…

Face à une Marine Le Pen, qualifiée de justesse au second tour, l’ancien conseiller de Hollande n’eut pas de mal à se faire élire Président. Et, aux législatives qui suivirent en juin, tout ce que la gauche et la droite comp­taient de has been en mal de re­con­version purent facilement envahir les bancs du Palais Bour­bon. Le tout, pour mieux ser­vir les intérêts de la haute-finance apa­tride. Il faut en effet savoir qu’avec Macron et son parti fait de bric et de broc, ce sera encore plus de soumission aux dik­tats de la fi­nance, ce sera encore plus de bras­sage des populations, ce sera tou­jours plus de fiscalité as­sommante et de lois antisociales, ce sera en­core plus de complai­sance avec l’écolo business (style Nicolas Hulot) qui nous imposera, entre autres, une multiplication des inutiles éo­liennes…

Au plus bas avec Hollande à l’automne, le Système sort au printemps renforcé de cette Présidentielle.

Les soutiens de Macron veulent faire croire que tout avait changé alors qu’en réalité rien ne change vraiment. Bien sûr, un certain nombre de faiseurs qui encombraient le devant de la scène politique depuis trop longtemps ont dégagé, et l’on ne va pas s’en plaindre, mais l’idéologie reste la même, à savoir le mondialisme ultra libéral destructeur des nations et des civilisations. Quant à Marine Le Pen, dans laquelle beaucoup avaient placé leurs espérances, elle a atteint ses limites et elle ne pourra plus prétendre incarner, avec sa poignée de députés, une opposition crédible.

L’échec de la candidature Marine Le Pen était pourtant prévisible

Depuis son accession à la Présidence du Front national en janvier 2011, Marine le Pen s’est évertuée à vouloir lisser l’image de son parti. Pour cela, elle n’a pas hésité à jeter aux orties une partie importante des références idéologiques (les fondamentaux) et à mettre à la porte bon nombre des cadres et militants qui s’étaient, des années durant, dévoués pour la cause. Le cas le plus emblématique étant celui de son propre père, Jean-Marie Le Pen. En se conduisant ainsi, Marine Le Pen espérait accréditer l’idée qu’elle incarnait dorénavant un mouvement national recentré et susceptible d’attirer à lui de nouveaux électeurs. Là fut l’erreur magistrale…

Il faut en effet savoir que depuis une dizaine d’années, nous assistons à la « radicalisation » d’une partie grandissante de nos compatriotes. Chacun peut le constater autour de lui. Prenons un seul exemple : l’année 2013 au cours de laquelle à quatre ou cinq reprises plus d’un million de Français sont descendus dans les rues de Paris pour réclamer le retrait d’une loi (la loi Taubira en l’occurrence) et la démission du gouvernement socialiste. Du jamais vu « à droite »…

Simultanément, les problèmes liés à l’immigration, à l’islamisation et à la perte de notre identité se sont amplifiés ouvrant ainsi les yeux à un nombre croissant de Français. Or, tous ces thèmes étaient, depuis quarante ans, les chevaux de bataille du FN version Jean-Marie. Et il aura fallu quarante ans pour que l’idée selon laquelle le Front est le seul rempart affirmé face à l’immigration entre dans la tête de nos compatriotes. C’est le moment que choisit Marine Le Pen pour mettre en veilleuse ce thème ô combien porteur.

Ainsi, beaucoup d’électeurs potentiels furent désorientés. Dès le premier tour, les résultats n’ont pas été à la hauteur des espérances. Ceux-ci sont à peine supérieurs de deux points à l’addition de ceux de Jean-Marie Le Pen et de Bruno Mégret en 2002. Et nous sommes loin des scores prometteurs (autour de 30 %) obtenus ces dernières années aux différentes élections intermédiaires

Mais le plus grave pour Marine Le Pen, ce n’est pas que ses résultats soient décevants, c’est que dans cette campagne, en particulier au moment du fameux débat avec Macron, elle a perdu sa superbe. Elle s’est elle-même totalement discréditée aux yeux de ceux qui avaient placé en elle leur dernier espoir. C’est sans doute ce qui pouvait lui arriver de pire. Lors de ses précédents revers électoraux, le FN avait toujours trouvé de « bonnes excuses » (le mode de scrutin, les fourberies, souvent présumées, de Pasqua, la présence de dissidents, une demi douzaine de skinheads repérés dans un meeting…) mais là, la vérité est terrible à admettre. Sa défaite ne peut être imputable qu’à lui-même.

Ceux qui la connaissent prétendent aujourd’hui ne pas être surpris ni déçus. Dont acte. Mais si Marine Le Pen n’était pas capable de représenter dignement notre famille d’idée, c’était au moment de « la succession » qu’il fallait faire un autre choix. L’engouement pour Marine était artificiel car il ne reposait que sur une hasardeuse opération médiatique appelée « la dédiabolisation » Or, si dédiabolisation il devait y avoir, cela sous-entendait que le Front était diabolique (CQFD). La force du Front, c’était justement son opposition sans concession au Système. Son « seul contre tous », mais on peut être seul sans être le diable pour autant. Normalisé, le Front n’a plus de raison de progresser.

D’autres essayent de faire retomber la responsabilité de l’échec de Marine sur son principal soutien, Florian Philippot. C’est un peu facile car, reconnaissons-le, celui-ci a toujours été logique avec lui-même. Il se revendique comme étant gaulliste, souverainiste et post chevènementiste donc totalement éloigné de la culture de la Droite nationale, sociale et populaire dont se réclamait, jusqu’à l’arrivée de Marine Le Pen à sa présidence, le Front national. Marine, après lui avoir accordé sa confiance, ne peut s’en prendre qu’à elle-même et en tirer les conclusions qui s’imposent. En recentrant son parti, elle a raté son rendez-vous avec son électorat potentiel qui, lui, était en voie de radicalisation. Face à l’étendue des dégâts, cet électorat a visiblement préféré s’abstenir au second tour de la Présidentielle et aux législatives.

La récré est terminée, il est temps de passer aux choses sérieuses

Quoiqu’il en soit, tout cela fait désormais parti du passé et la triste réalité, c’est que Macron et la clique mondialiste qu’il représente sont bel et bien au pouvoir. Il faut donc réorganiser l’opposition nationale et identitaire, la seule qui ait vraiment une raison d’être. Le moment est venu pour elle de se remette en ordre de bataille.

Le dimanche 1er octobre prochain se déroulera, comme chaque année depuis 11 ans, la XIe Journée de Synthèse nationale à Rungis. Ce sera à nouveau l’occasion pour les différentes organisations, politiques, culturelles, sociétales qui font la richesse de notre famille d’idées de se retrouver pour échanger, en toute liberté, leurs points de vue. Cette XIe Journée, vous en conviendrez revêt une importance particulière dans le contexte actuel. La refondation est en route et sachons que nous n’avons plus le droit à l’erreur.

La Droite nationale et identitaire, c’est l’alternative

Dans ce nouveau contexte, la Droite nationale et identitaire a plus que jamais le devoir de s’imposer comme la seule alternative authen­tique et crédible capable, le plus vite possible, de relever la France.

Synthèse nationale, depuis 11 ans maintenant, est au cœur du combat pour la France française dans une Europe européenne. Avec ses re­lais médiatiques (revues, sites, édi­tions, réseaux sociaux performants, émissions radio en partenariat avec Radio Libertés…) et militants (journées annuelles à Rungis et en province, campagnes d’agitation, associations théma­tiques…) notre organisation est à l’avant-garde du combat contre le Système.

Les su­percheries électo­rales aux­quelles nous venons d’assister doi­vent nous amener à accentuer notre action si nous ne voulons pas que le processus de soumission et d’abandon continue à anéantir définitivement ce qu’il nous reste de liberté.

Pour cela, nous avons besoin de votre aide à tous. Que ce soit :

- en vous abonnant à nos diffé­rentes revues (Syn­thèse nationale, les Ca­hiers d’Histoire du nationa­lisme, Con­fron­tation…),

- en achetant et en diffu­sant les livres que nous édi­tons,

- en adhérant à l’Association des Amis de Synthèse nationale, prési­dée par Jean-Paul Chayrigues de Olmetta,

- en participant à notre sous­crip­tion pa­triotique

- en venant, le dimanche 1er oc­tobre à notre XIe Journée nationale et identitaire à Rungis (Val de Marne).

Ainsi, vous nous permettrez d’amplifier notre tra­vail salu­taire pour notre nation et pour notre ci­vilisation. Par avance, nous vous remercions pour votre fidé­lité.

Éditorial du n°46 (ÉTÉ 2017) de la revue Synthèse nationale cliquez ici

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samedi, 12 août 2017

Dimanche 1er octobre à Rungis (94) : XIe Journée de Synthèse nationale

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Le numéro 46 (été 2017) de la revue Synthèse nationale est sorti

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